Je me suis tellement habitué ces derniers temps à être l’heureux éditeur d’une jolie page blanche embellie d’un message d’erreur, que voir ce blog en ligne tient presque du miracle. J’ai l’air de faire de l’humour comme ça mais ça ne me fait plus du tout rire et croyez-bien que j’ai le clavier qui me démange fortement depuis des mois du côté du "devoir de réserve". Je vais éviter les noms d’oiseaux pour cette fois - self control - je laisse ça au grand schtroumpf bling-bling qui nous tient lieu de "sage du village".
Et si profitais pour passer mes nerfs sur Apple? Voilà une idée qu’elle est bonne. On commence par une bonne nouvelle : j’ai battu ce matin mon record, 5 fois! Obligé de stopper 5 fois l’enregistrement du ZDNet Hebdo Podcast pour laisser le temps au ventilateur de mon MacBook de jouer les réacteurs d’Airbus du pauvre. Depuis qu’Intel habite dans mon Mac le mistral souffle à la première occasion ce qui semble pour le moins stressant sur une machine censée faire le bonheur de tous les bidouilleurs de son. J’en profite également pour lancer un "Perdu de vue " : où sont les mirobolants gains de performance que Cupertino nous a vendu avec force conviction au lancement de son nouveau concubinage avec Intel? Je mes sens aujourd’hui plutôt propriétaire d’une fabrique à mini-bugs turbo-propulsée que d’un Nec Plus Ultra de la technologie compacte. Les mesures de rétorsion à l’égard d’Apple ont déjà commencé. Je viens de choisir comme nouveau mobile le HTC Touch Cruise - sous Windows Mobile ! - plutôt que d’être vendu de force à Orange. ce n’est pas l’envie d’iPhone qui me manquait mais plutôt la sensation que "tant qu’à payer la pomme, autant la croquer". A Cupertino, on aime désormais clairement plus ses actionnaires que ses clients, il s’agit juste d’en prendre acte.
Scanner votre oeil pour vérifier que c’est bien vous, c’est déjà presque ringard. Surveiller ses mouvements pour vérifier votre attention en voiture ou devant un écran - de pub - c’est déjà plus actuel. Passer toutes ses actions au crible d’un nouveau logiciel pour en déduire vos émotions face à une image c’est carrément plus post-moderne. C’est ça le "eye-tracking". Bienvenue en 1984!
Source in:fluencia
2008 est décidément bien parti pour être son année. En attendant les Oscars le 24 février elle vient d’emporter hier le BAFTA britannique de la meilleur actrice. J’hésite presque à dire que j’admire profondément et depuis des années son intensité de jeu et sa présence électrique au risque de passer pour un de ces prêcheurs convertis de la dernière heure qui, quelque soit le domaine, me fatiguent tant. Et en plus, malgré l’émotion, elle est capable d’aligner des remerciements en anglais sans cet accent frenchie à couper au couteau qui nous rend si souvent ridicules aux yeux des étrangers.
MAJ : On me signale en régie que c’est surtout aux oreilles des étrangers.
C’est du spécial copinage mais quand on a des amis qui sont les meilleurs en France dans leur domaine en l’occurrence le Flamenco, la danseuse Sharon Sultan - initiatrice du projet - en particulier, il n’y a aucune raison de se priver d’un appel au peuple. Allez-y les yeux fermés les 8 et 9 février au Café de la Danse - Paris 11ème histoire de découvrir ou confirmer que le Flamenco est autre chose que ces nunucheries froufroutées qu’on essaie régulièrement de nous faire passer pour.
MADRE s’inscrit ainsi dans cette tradition, en réunissant de grandes personnalités aux origines artistiques riches et variées. Sharon SULTAN, qui possède dans ses plus profondes origines, l’esprit du Flamenco, dévoile durant le spectacle une sensibilité séfarade envoûtante. Pierre BERTRAND, quant à lui, offre sa maiîtrise de la composition classique et son approche de musicien de jazz. Enfin, Jean-Antoine HIERRO, de famille espagnole instalée à Casablanca, apporte sa vision de peintre, dans la lignée des “grands Espagnols” et sa maiîtrise de la scénographie d’opéra.